Le 10 juillet 2026, Emploi et Développement social Canada (EDSC) a publié deux mises à jour majeures du Programme des travailleurs étrangers temporaires (PTET) qui touchent directement les employeurs québécois : la hausse du seuil salarial à 36,00 $/h à compter du 17 juillet 2026, et la nouvelle liste trimestrielle des régions où les EIMT à bas salaire ne seront pas traitées — Montréal y figure toujours. Une demande déposée quelques jours trop tard pourrait basculer dans le volet à bas salaire et être tout simplement refusée de traitement, sans remboursement possible du temps de recrutement investi.

Le seuil salarial passe de 34,62 $ à 36,00 $/h dès le 17 juillet 2026

Le seuil qui départage le volet des postes à haut salaire et le volet des postes à bas salaire est relevé dans toutes les provinces. Au Québec, toute demande d’EIMT reçue à compter du 17 juillet 2026 sera évaluée selon le nouveau seuil de 36,00 $/h (contre 34,62 $/h pour les demandes reçues jusqu’au 16 juillet inclusivement).

Conséquence concrète : tout poste offert entre 34,62 $ et 35,99 $ de l’heure bascule automatiquement dans le volet à bas salaire, avec tout ce que cela implique :

Fenêtre d’action : il reste jusqu’au 16 juillet pour déposer une EIMT sous le seuil actuel de 34,62 $/h. Passé cette date, un poste à 35 $/h ne sera plus considéré comme un poste à haut salaire au Québec.

Montréal reste exclue du traitement des EIMT à bas salaire jusqu’au 9 octobre au moins

La mise à jour trimestrielle des taux de chômage, également en vigueur depuis le 10 juillet 2026, confirme que la région métropolitaine de recensement (RMR) de Montréal affiche un taux de 6,8 % — au-dessus du seuil fédéral de 6 %. Les demandes d’EIMT à bas salaire pour un lieu de travail situé dans la RMR de Montréal ne seront donc pas traitées au moins jusqu’au 9 octobre 2026, date de la prochaine révision.

Ce gel fédéral s’ajoute au moratoire demandé par le gouvernement du Québec sur les postes à bas salaire dans les régions économiques de Montréal et de Laval, en vigueur jusqu’au 31 décembre 2026. Autrement dit : même si le taux de chômage montréalais passait sous 6 % en octobre, le moratoire provincial continuerait de bloquer la plupart des embauches à bas salaire dans la métropole.

Au Canada, 26 RMR sont désormais gelées (dont Toronto à 7,3 % et Vancouver à 6,7 %). Bonne nouvelle en région toutefois : Drummondville sort de la liste (taux redescendu à 5,7 %), et les RMR de Québec (3,3 %), Sherbrooke, Trois-Rivières et Saguenay demeurent ouvertes au traitement des EIMT à bas salaire.

Les exemptions sectorielles qui subsistent

Certaines demandes restent traitées malgré le gel, notamment :

Employeurs québécois : ce qu’il faut faire dès maintenant

Une demande mal calibrée, c’est un dossier refusé, des frais engagés en pure perte et, dans les pires cas, une inscription au registre de non-conformité qui compromet vos embauches futures. Un audit de conformité TET/EIMT réalisé en amont — comme celui qu’offre EKS Consulting — permet d’identifier ces risques avant qu’ils ne coûtent cher.

Ressources officielles

Eric Saie, consultant réglementé en immigration canadienne (RCIC #R533143) et fondateur d’EKS Consulting à Montréal, accompagne les employeurs québécois dans leurs demandes d’EIMT, la classification de leurs postes et leurs audits de conformité PTET.

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