Vous avez reçu une offre d’emploi au Canada ? Ou vous espérez accompagner votre conjoint pendant ses études ou son contrat de travail ? Avant de déposer quoi que ce soit, une question déterminera tout votre parcours : avez-vous besoin d’un permis de travail fermé ou d’un permis de travail ouvert ? La différence peut sembler technique, mais elle change tout — votre liberté de changer d’employeur, les documents exigés, les délais, et même vos chances d’accéder à la résidence permanente. Et depuis 2025, les règles d’admissibilité se sont considérablement resserrées : ce qui était possible il y a un an ne l’est peut-être plus aujourd’hui. Êtes-vous certain de connaître la catégorie qui s’applique à votre situation ?
Le permis de travail fermé : lié à un seul employeur
Le permis de travail fermé — aussi appelé permis lié à un employeur donné — vous autorise à travailler uniquement pour l’employeur, le poste et le lieu indiqués sur le permis. Dans la plupart des cas, l’employeur doit d’abord obtenir une étude d’impact sur le marché du travail (EIMT) favorable, un document qui démontre qu’aucun Canadien ou résident permanent n’est disponible pour occuper le poste. Certaines situations en sont toutefois dispensées grâce au Programme de mobilité internationale : mutations intra-entreprise, accords internationaux, et plusieurs autres cas de figure.
Au Québec, une étape s’ajoute : le certificat d’acceptation du Québec (CAQ) est exigé pour la plupart des permis fermés. Et en 2026, les seuils de salaire des volets EIMT ont été relevés, tandis qu’un moratoire touche certains secteurs à bas salaire. Un dossier EIMT incomplet ou déposé dans le mauvais volet peut coûter des mois de délai — voire un refus. Votre employeur connaît-il réellement le volet qui s’applique à votre poste ?
Le permis de travail ouvert : la liberté… pour une minorité
Le permis ouvert vous permet de travailler pour presque n’importe quel employeur au Canada, sans EIMT ni offre d’emploi préalable. C’est le permis le plus convoité — mais il est réservé à des catégories précises : les diplômés d’établissements canadiens (permis de travail postdiplôme), certains époux et conjoints de fait de travailleurs ou d’étudiants étrangers, les participants d’Expérience internationale Canada, ou encore certains demandeurs de résidence permanente en attente d’une décision.
Attention toutefois : chacune de ces catégories comporte ses propres conditions, et plusieurs ont été restreintes récemment. Le permis postdiplôme, par exemple, dépend désormais aussi du domaine d’études pour certains candidats. Remplissez-vous encore les critères, ou vous appuyez-vous sur des informations dépassées ?
Ce qui a changé en 2025-2026 : des portes qui se ferment
Les changements les plus marquants concernent les conjoints. Depuis 2025, le permis de travail ouvert pour conjoint est limité, dans la plupart des cas, aux partenaires de travailleurs occupant un poste FEER 0 ou 1 (postes de gestion ou hautement qualifiés) et aux conjoints d’étudiants inscrits à la maîtrise, au doctorat ou dans certains programmes professionnels. Des milliers de familles qui auraient été admissibles il y a deux ans ne le sont plus aujourd’hui.
Bonne nouvelle pour le Québec : depuis le 5 juin 2026, une politique publique temporaire permet aux époux et conjoints de fait de certains demandeurs du Programme de sélection des travailleurs qualifiés (PSTQ) d’obtenir un permis de travail ouvert en attendant la décision. Cette mesure est prévue jusqu’au 31 décembre 2026 — une fenêtre limitée qu’il serait dommage de manquer. Votre situation familiale vous y donne-t-elle droit ? La réponse dépend de détails que seul un examen complet de votre dossier peut confirmer.
Fermé ou ouvert : lequel correspond à votre situation ?
Sur papier, la distinction paraît simple. En pratique, le bon choix dépend de votre statut actuel, de votre lieu de résidence prévu (le Québec a ses propres exigences), du niveau FEER de l’emploi visé, de votre projet de résidence permanente et de votre historique d’immigration. Une demande déposée dans la mauvaise catégorie n’est pas simplement retardée : elle peut être refusée, et un refus reste inscrit à votre dossier pour toutes vos démarches futures. Ces critères généraux ne tiennent pas compte de votre parcours spécifique — et c’est précisément là que la plupart des erreurs se produisent.
Ne laissez pas un détail compromettre votre projet canadien
Le permis de travail Canada est la porte d’entrée de milliers de travailleurs chaque année, mais entre les EIMT, les exemptions, les nouvelles restrictions pour conjoints et les particularités québécoises, le parcours est devenu un véritable labyrinthe réglementaire. En cas de doute, l’avis d’un consultant réglementé en immigration canadienne (CRIC) peut faire toute la différence entre une approbation et un refus.
Chez EKS Immigration Consulting, nous analysons votre situation, identifions le permis adapté à votre profil et préparons un dossier solide, conforme aux exigences les plus récentes d’IRCC et du MIFI. Prenez rendez-vous dès aujourd’hui sur eksconsultation.com pour une consultation personnalisée — avant qu’un détail ne compromette votre projet canadien.
Vous êtes employeur ? Détenir une EIMT approuvée ne vous protège pas : EDSC a mené plus de 1 400 inspections de conformité en 2024-2025 et un employeur sur dix a été jugé non conforme, avec des sanctions pouvant atteindre 100 000 $ par violation. Découvrez notre service d’audit de conformité employeur TET/EIMT pour préparer votre entreprise avant l’inspection.
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